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Cercueil bio, cimetière sans pesticide… Ou comment rester écologique jusque dans la mort

De leur vivant et même après, certains souhaitent limiter leur impact environnemental par de petits gestes. A ce titre, le secteur innove avec des concepts pour le moment assez marginaux mais qui pourraient bien susciter beaucoup plus d’intérêt auprès du public à l’avenir.

En France, ce genre d’endroit reste encore peu répandu. Cet été à Ivry-Sur-Seine a été inauguré un cimetière d’un nouveau genre. Soumis à des règles strictes comme le fait de ne pas soumettre le corps du défunt à des soins polluants, il est le premier espace funéraire écologique d’Ile-de-France ou la nature, et par extension la vie, reprend ses droits.

Dans cet endroit pouvant accueillir 157 personnes, pas de caveaux, pas de pierres tombales. Sont ainsi seulement acceptés des cercueils en carton ou en bois local non traité. Même constat pour la stèle. L’usage des machines n’y est pas toléré et les tombes ainsi que le désherbage sont effectués à la main.

Sur un panneau, la Mairie de Paris indique qu’elle n’utilise plus de désherbants afin de favoriser la biodiversité urbaine. Le cimetière a récemment vu réapparaître de nombreuses espèces et a même servi de lieu de naissance à des renardeaux.

Au-delà de l’aspect écologique, l’espace représente également des avantages financiers pour la mairie de Paris puisque l’inhumation "bio" est beaucoup moins onéreuse que le procédé "classique".

C’est donc pour subvenir aux envies de funérailles plus vertes de leurs clients que de nombreuses sociétés proposent désormais des cercueils dits écologiques. Si la crémation est en hausse chez nous, l’inhumation reste encore d’actualité et des alternatives plus vertes sont désormais proposées.

En carton ou dans des matériaux biodégradables, il est désormais possible d’effectuer "le grand voyage" dans un cercueil plus respectueux de l’environnement.

En Autriche, l’artiste Romana Maschek propose des cercueils personnalisés et constitués de matières organiques. Dans ce pays, les lois stipulent que les cercueils doivent être constitués de sorte qu’ils soient biodégradables en 20 ans. Même la peinture utilisée par l’artiste respecte cette contrainte.

"Je discute toujours avec les familles pour savoir ce qu’ils souhaitent et puis nous travaillons ensemble sur la conception", explique-t-elle. "Je suis là pour leur proposer quelque chose de personnalisé au cas où les familles ne se retrouvent pas dans ce qui est habituellement proposé".

Source: RTBF.be