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Le retard de productivité de l'agriculture biologique se réduit à moins de 20%

Une étude de l'Université de Berkeley (San Francisco) montre que le retard de productivité de l'agriculture biologique par rapport à l'agriculture habituelle continue de s'améliorer. Une meilleure rotation et des cultures où plusieurs plantes sont cultivées sur le même champ, permettraient de réduire encore la différence. Les journaux Le Monde et The Independent, ainsi que l'hebdomadaire flamand Knack, se font l'écho de ces recherches.

 

L'Université de Berkeley a réuni pour cette recherche les résultats de 115 études effectuées dans 38 pays. La différence de productivité ainsi calculée était inférieure à 20% : 19,2%.

 

Les chercheurs ont constaté que la différence entre l'agriculture biologique et habituelle diminue très fort si la rotation des cultures s'effectue de façon optimale. La différence pourrait ainsi baisser jusque 8%. Une autre méthode, où plusieurs plantes sont cultivées sur le même champ, est également utile et réduit la différence à 9%. Avec certaines cultures, comme les haricots, pois et lentilles, le rendement de la récolte est déjà équivalent.

 

Claire Kremen, coordinatrice de l'étude, souligne que la différence en productivité est peut-être importante, mais que toute personne intéressée par l'agriculture et l'alimentation doit avant tout se rendre compte qu'il n'existe nullement une pénurie alimentaire dans le monde, mais que le gaspillage est énorme. "Notre agriculture produit beaucoup plus que les besoins alimentaires de la planète. Eliminer la faim signifie améliorer la disponibilité des aliments, pas tellement augmenter la production."